Bodenblog

12 décembre 2018 - Vie de l'entreprise

Les gens de Bodenmann

Cela fait plus de 127 ans que J. Bodenmann SA fait partie du paysage combier. Grâce à son fondateur Jacob Bodenmann et ses descendants qui se succèdent brillamment à la tête de l’entreprise, mais aussi et surtout grâce à ses collaborateurs, véritables experts dans leur domaine. Ensemble, depuis plus d’un siècle, direction et personnel ont su transformer l’entreprise en un acteur phare de la Vallée de Joux. Aujourd’hui nous voulons mettre en avant six de nos collaborateurs, véritables piliers de notre société.

 

JOHNY FAVRE, 22 ans de société

Après son apprentissage de menuisier à Neuchâtel, Johny travaille pendant 12 ans dans les environs d’Yverdon. C’est en 1996 qu’il entre chez Bodenmann en tant que Chef de Projet, après avoir obtenu sa Maîtrise Fédérale de Menuiserie. « Ce que j’aime, c’est la particularité, la complexité des travaux effectués ici. Chaque jour apporte son lot de nouveautés, ce qui fait qu’on vient travailler avec toujours autant de plaisir après 22 ans de société ! » Parmi ses nombreux projets, la Maison de l’écriture à Montricher fait partie de ses meilleurs souvenirs : « Ce bâtiment n’est fait que de particularités ! On se souviendra longtemps de la pose de la toute première vitre – la plus grande de tout l’édifice – par moins 14°C ! La date était impérative… »

 

FLORENT LOCATELLI, 23 ans de société

Le CAP (certificat d’apprentissage professionnel) Menuiserie en poche, Florent arrive en Suisse en 1986. Après avoir travaillé vers Yverdon, il entre chez Bodenmann en intérim en 1995. Responsable de l’atelier de Vallorbe jusqu’à sa fermeture, il arrive au Campe à l’atelier menuiserie, où il « aime le savoir-faire » qu’il trouve en terre combière : « Ailleurs, on ne fait plus du travail comme aussi chiadé. Ici, c’est plus valorisant et nettement plus intéressant, car on reste des artisans, on fait du sur-mesure. En plus, c’est très éclectique, on est autant à l’atelier qu’à l’extérieur et on sait tout faire comme on touche à tout ! » Florent remplace le chef d’atelier quand celui-ci part en vacances. Sa passion : le miel et les abeilles. Tombé dans les ruches de ses parents quand il était bébé, Florent produit aujourd’hui plusieurs centaines de kilos de miel par an.

Florent Locatelli employé Bodenmann

 

MICHEL LEUBA, 24 ans de société

C’est en tant que menuisier que Michel entre chez Bodenmann en 1994. Manifestant un intérêt grandissant pour le dessin, il prend des cours du soir et se met à niveau. Devenu chef d’atelier entre-temps, il entre au Bureau dessin technique en 2010. « Je vis de belles expériences chez Bodenmann, non-seulement la variété des projets dont nous avons la charge est incroyable – on fait des meubles pour toutes les pièces de la maison – et cerise sur le gâteau : j’ai eu la chance d’aller aux États-Unis et de voyager un peu partout en Europe pour mon travail. J’aime la création de mobilier, que ce soit avec mes mains ou mes dessins. » Quand il n’est pas au bureau, Michel est sur les terrains de foot. Joueur jusqu’à l’âge honorable de 50 ans, il a depuis levé le pied, à sa façon : 7 années de participation au comité du FC Vallorbe-Ballaigues, et c’est loin d’être terminé !

Michel Leuba employé Bodenmann

 

DIDIER LEUTWYLER, 26 ans de société

Ce charpentier de formation est un touche-à-tout. De son travail en plein air, il garde le goût de l’extérieur, et dès son entrée chez Bodenmann en 1992, il est sur le terrain. Avec son camion, il parcourt les chantiers, prend les mesures nécessaires et fabrique le meuble à l’atelier. Retourner sur place pour la pose et déjà penser à la suite. « C’est l’indépendance du métier sur le chantier que j’aime ; je bénéficie d’une très grande liberté de travail et j’y suis très attaché. » Sa polyvalence lui a permis d’aller exercer son savoir-faire à travers l’Europe avec Bodenmann : Didier est depuis 15 ans maintenant détaché à temps partiel dans une grande manufacture horlogère de la Vallée de Joux. Le reste du temps, c’est sur le Lac de Joux qu’il le passe, à bord de son bateau. Armé de sa canne à pêche, Didier aime ces moments de quiétude, bercé par les chants des oiseaux et les clapotis de l’eau.

Didier Leutwyler employé Bodenmann

 

MICHEL BODENMANN, 35 ans de société

Le benjamin de la fratrie de Jeandaniel est menuisier poseur. Michel Bodenmann passe par la charpente à Neuchâtel pendant deux ans, puis « en plein milieu de la ville » de Lausanne pendant un an. La Vallée de Joux le rappelle à elle et voilà Michel de retour sur ses terres natales, prêt à intégrer l’entreprise familiale. Quelques années à l’atelier et le voilà menuisier affecté à la pose. « J’aime le contact avec les clients, la diversité des chantiers : chaque jour est différent. Cette satisfaction du travail bien fait, quand le client remarque que chaque détail a été pris en compte… On s’applique parce que nous représentons aussi notre société ». Pendant 15 ans, Michel a fait des concours d’attelage à deux chevaux. Il a dû abandonner suite à une grave maladie, mais il n’a pas dit son dernier mot : il compte bien profiter de sa retraite pour renouer avec sa passion en étant juge de compétitions d’attelage.

Michel Bodenmann

 

PIERRE-ALAIN BODENMANN, 42 ans de société

C’est le doyen de l’entreprise ! Frère de Jeandaniel Bodenmann, c’est en 1976 que Pierre-Alain décide de rentrer au bercail après avoir fait ses classes de serrurier constructeur « à droite, à gauche », comme il dit. « Quand je suis arrivé, il n’y avait quasiment rien dans mon atelier, aucune machine et seulement quelques outils. Alors j’ai tout monté de A à Z, petit à petit, j’ai créé mes propres machines et je suis maintenant spécialisé dans la construction métallique. Je crée et fabrique des systèmes de fermeture pour des façades d’armoires, dont une qui me tient particulièrement à cœur pour un client à Genève qui avait une armoire dont les portes de la façade s’ouvraient avec un levier de 4 mètres de long ! C’est moi qui ai entièrement conçu la fermeture ! » Généreux dans l’âme, Pierre-Alain est toujours prêt à aider les collègues en cas de besoin.

Pierre-Alain Bodenmann