Sur les bords du lac de Joux, à l’entrée du village du Pont, se trouvait un petit chalet en bois, tenant lieu de résidence de vacances. Patrimoine familial depuis plusieurs générations, le propriétaire désirait que ce bâtiment fasse l’objet d’une rénovation et d’un agrandissement pour le rendre plus salubre et habitable …
« The Samurai Collection », l’exposition du musée Barbier-Mueller à Dallas
Les cinéphiles les plus vaillants se rappellent encore du célèbre Western « Soleil Rouge » qui mettait en scène un fier guerrier samouraï au costume impeccable, interprété par Toshirô Mifune donnant la réplique à Charles Bronson, Alain Delon et Ursula Andress, et dont l’action se déroule en plein milieu du Texas.
Un défi au sommet
C’est à 1800 m d’altitude, à Thyon dans le Val d’Hérens, que s’est déroulé l’un des projets qui nous tient tout particulièrement à cœur cette année. Soyez les bienvenus dans le chalet « Les Petits Cailloux », situé à deux pas des pistes, là où les mers sont de glace.
Best of Baselworld
Si la science-fiction américaine nous a repu de pseudo-révélations d’OVNI évoluant dans des cieux mystérieux du Middle-West, nous avons observé de notre côté, dans la galaxie helvétique, plusieurs Objets Horlogers Non Identifiés pourtant bien réels !
Pinball – Hautlence
Une des pièces les plus étranges de cette année fut le modèle Pinball de la marque Hautlence.
Quand on parle d’OHNI, on parle d’objets qui se portent au poignet stricto sensu et pas forcément de pièces fonctionnelles donnant l’heure. Ce dernier opus de la gamme Playground propose une réflexion ludique autour de l’occupation culturelle et sociale de nos poignets… sans donner l’heure ! C’est en cela qu’elle devient tout à fait indispensable.
La boîte rectangulaire caractéristique de la marque acronyme du canton « à la belle langue » nous propose un plateau de flipper miniaturisé. La bille est lancée grâce à la force délivrée par le bouton-poussoir et c’est en agitant votre poignet que vous la déplacez dans le cadran, testant ainsi votre dextérité.
Swiss Made Watch – H. Moser & Cie
S’il est une maison d’horlogerie qui propose une lecture littérale et minimaliste de l’horlogerie en termes d’affichage de l’heure, c’est bien Moser & Cie. Mais qu’on ne s’y trompe pas, cette maison aux faux airs de belle endormie est certainement l’une des maisons les plus intéressantes pour ses réflexions sur l’horlogerie suisse contemporaine.
L’année dernière, en réponse au lancement de l’Apple Watch, ils avaient créé l’Alp Watch. Une montre de forme identique en tous points à l’Apple Watch sauf qu’elle embarquait un mouvement de Haute Horlogerie couverte d’un cadran texturé et profond, comme seul Moser en a le secret.
Cette année, Moser s’interroge sur le périmètre réel du Swiss Made. Toujours avec humour, Edouard Meylan met en doute les grands mythes fondateurs de la Suisse et propose une définition sans complaisance de la notion de Swiss Made.
Comme objet transitionnel et symbolique de cette interrogation, la maison de Schaffhouse nous propose une montre en fromage résiné mis aux enchères chez Christies, qui a trouvé acquéreur à 100 000 $.
Micro Rotor – Romain Gauthier
Ce n’est pas qu’en tant que chroniqueur horloger que nous abordons cette marque, mais aussi en voisin ! Quel bonheur quand l’occasion nous est donnée de dire tout le bien que l’on pense d’eux.
Le micro-rotor reste un exercice difficile pour tous les constructeurs horlogers ; il convient de donner à une masse dix fois plus petite le même pouvoir de charge qu’une masse traditionnelle.
On notera sur cette pièce d’une taille élégante (39.5 mm), qu’un système d’inverseur est couplé au micro-rotor pouvant ainsi fournir au mouvement sa bidirectionnalité.
On retrouve sur cette pièce tout le sens du détail et de la décoration du mouvement qui font le rayonnement de l’horlogerie combière : les roues et les rochets se démarquent par leurs bras circulaires aux biseaux très marqués. Les ponts, dotés d’angles rentrants anglés et polis à la main, sont fixés au moyen de vis caractéristiques de Romain Gauthier avec une fente esthétique en forme de S. La sinuosité des ponts est contrebalancée par les quatre plaquettes droites qui les parent.
Insight Micro-Rotor or rose et Insight Micro-Rotor platine sont disponibles en seulement trois éditions limitées à dix exemplaires.
L’art du moucharabieh
Les civilisations passent, et c’est à l’aune de leurs apports à l’humanité tout entière et de la fascination qu’elles exercent sur nos contemporains que nous apprécions leur rayonnement.
Ce n’est pas dans le désert d’Arabie que la civilisation musulmane est devenue grande, ni d’ailleurs dans le bassin de l’Euphrate ou encore sur les rives de la Méditerranée. Cette civilisation n’a pas atteint son degré de sophistication sur un lieu en particulier. La civilisation islamique est devenue grande le jour où elle a intégré le fait qu’elle serait plus grande encore en s’ouvrant aux courants de pensée qui parcourent le monde plutôt qu’en se renfermant sur ses conquêtes militaires.
La philosophie grecque nous est parvenue grâce aux arabes qui traduisirent les grands textes alors que des clergés obscurantistes décidèrent finalement de les brûler… ironie de l’histoire ! Ainsi, c’est sur les rives de l’Indus que les savants musulmans découvrirent le zéro et vulgarisèrent le système décimal.
Il en va de même dans de nombreux domaines comme l’irrigation, les sciences, la navigation et dans ce qui nous intéressera dans cet article : l’architecture.
Pour véhiculer les savoirs d’un bout de l’empire à l’autre, pour qu’une idée circule de Cordoue à Bombay en passant par Le Caire et Damas, il faut deux conditions : des routes sécurisées avec un système de caravansérails pour les longs trajets et un véhicule culturel commun, la langue arabe.
De nombreux historiens s’accordent à dire que la civilisation musulmane est la première civilisation de synthèse, ayant suivi un développement des savoirs identique à celui de la civilisation nord-américaine.
Les influences architecturales arabes sont multiples. Les systèmes d’arches brisées, les dômes et les frontons empruntent au vocabulaire antique et byzantin. Les motifs floraux et les rythmes géométriques tirent leurs influences des grammaires esthétiques iraniennes et indiennes pré-islamiques.
Dans la tradition religieuse musulmane, de nombreux espaces sont délimités de manière symbolique. Un simple tapis au sol représente un espace sacré au milieu d’un espace profane. Ces typologies d’espaces peuvent aussi être délimitées de manière plus formelle par des murs et des zones de passages entre les différents espaces.
Le moucharabieh
C’est un des premiers éléments d’architecture que l’on remarque quand on déambule dans une ville orientale. Le Moucharabieh est un système de fenêtre à jalousies dont la pièce maîtresse est un treillage d’ébénisterie travaillé en motifs extrêmement fins, permettant aux maisons de capter l’air et la lumière venant de l’extérieur. Historiquement, les femmes étaient confinées dans les maisons. Ce dispositif leur permettait de voir l’animation et le spectacle de la rue sans pour autant être vues.
C’est en Égypte et en Andalousie que les architectes développeront l’utilisation de ces dispositifs en les adaptant aux parties hautes des bâtisses. Ils insérèrent des vitraux entre les maillages des différentes sections de bois pour colorer et tamiser les rayons du soleil. Le mot moucharabieh sert aujourd’hui toujours à déterminer ces dispositifs d’ouvertures ainsi que tout travail d’ébénisterie utilisant ces techniques d’assemblages de balustres, de bobines et de baguettes de bois retenues par des chevilles.
Bodenmann à Djeddah
C’est avec un grand intérêt et avec un certain plaisir que Bodenmann réalise à Djeddah, à l’occasion de la conception d’une boutique, un motif de Moucharabieh de 2’700 mm par 2’500 mm. Cette pièce composée de quatre panneaux a été taillée dans quatre planches de noyer américain. Les différentes pièces qui composent cet ouvrage sont assemblées entre elles. Afin de travailler les effets chromatiques, des pièces de verre coloré sans jointure apparente ont été fixées au centre de la composition formée d’octogones.
Time Æon Foundation
Il arrive des moments dans toute carrière et particulièrement dans l’industrie de l’horlogerie, où l’occasion nous est donnée de faire un pas de côté afin d’évaluer ce que nous transmettons : quel patrimoine immatériel léguons-nous aux générations futures ?
Les crises graves et micro-secousses qui agitent l’horlogerie ont fait prendre conscience à de nombreux acteurs que les savoir-faire et procédés pourtant quotidiens, ne sont pas immuables. Si l’on n’y prend garde, ils peuvent disparaître, comme ce fut le cas dans de nombreuses autres industries.
La vocation de cette nouvelle fondation est de sensibiliser les acteurs du marché et le grand public aux savoir-faire horlogers traditionnels d’excellence qui font l’histoire industrielle de certaines régions et sont constitutifs des savoirs universels.
Cette fondation a aussi pour mission d’inventorier les techniques et procédés en perdition et de maintenir la transmission des bons gestes. Il faut aussi pérenniser l’excellence horlogère dans les nombreux métiers qui font le rayonnement du secteur. Il convient également de comptabiliser et sauver les pièces constitutives du patrimoine horloger mondial qui se sont échangées sur les 5 continents. Susciter des vocations, ouvrir des filières d’excellence est au coeur des missions de la fondation. Tout comme le soutien à l’installation de jeunes horlogers indépendants qui participent à la promotion de ces métiers d’excellence.
Des Hommes
Pour que cette fondation vive et s’épanouisse, il lui fallait des membres actifs et représentatifs de la haute-horlogerie indépendante universelle. Aucun horloger n’aurait pu rêver mieux en termes de casting.
Au côté du patriarche combier Philippe Dufour, véritable Dieu vivant de l’horlogerie célébré jusque dans des mangas japonais, on trouve le Schaffhousois Felix Baumgartner, la tête pensante d’Urwerk, marque genevoise qui décline pièce après pièce une horlogerie inventive et futuriste. Vianney Halter membre et cofondateur apporte son univers créatif et mécanique en proposant une lecture de l’horlogerie très personnelle à la manière d’un Miyazaki.
C’est Stephen Forsey issu de l’école britannique qui sera représentant du Triumvirat de la marque Greubel & Forsey. Suivi naturellement par son camarade de jeu l’alsacien Robert Greubel rejoint depuis quelques années, par l’excellent David Bernard, qui incarne l’école belge dans ce cénacle.
Des Projets
La naissance d’une montre
Pour incarner des valeurs, il faut des projets fondateurs. Le projet La Naissance d’une montre, dont nous vous parlions lors de notre dernière édition fut un grand succès tant en termes de résultats, qu’en termes d’intérêt dans les milieux des « connoisseurs » et au-delà.
En 2007, Robert Greubel, Stephen Forsey et Philippe Dufour constatent qu’en raison de l’industrialisation et du recours systématique aux machines à commandes numériques, les gestes et les savoir-faire ancestraux de l’horlogerie traditionnelle s’effacent à mesure que les générations se succèdent derrière l’établi (qui est en général signé Bodenmann).
Depuis janvier 2012, c’est le célèbre professeur Michel Boulanger, professeur d’horlogerie au Lycée Diderot à Paris qui descend chaque mois apprendre au côté des 3 maîtres horlogers les bases de cette horlogerie mythique dans les montagnes du Jura Suisse. Retrouver les techniques et mouvements des grands horlogers du XIXe, tel Jacques-Frédéric Houriet ou Abraham-Louis Breguet, et les transmettre aux jeunes générations, telle est la mission que se sont attribué cette bande d’horlogers passionnés.
La naissance d’une montre a donné lieu à la fabrication d’une pièce vendue aux enchères 1’461’507 USD. Cette manne bienvenue permettra de financer une partie des projets pédagogiques de la Fondation Time Æon.
Atelier décoration
Toujours dans le souci de transmettre les valeurs et les savoir-faire de la belle horlogerie, des ateliers dirigés par Michel Boulanger et Philippe Dufour seront organisés pour permettre à de jeunes étudiants d’acquérir certaines techniques anciennes comme le polissage des flancs, l’anglage, le polissage à l’archet de la moulure du chambrage de la vis, le chassage de la pierre, les traits brouillés dessous, le chassage des goupilles, ou encore la décoration de pièces acier.
Oscillon
La Fondation Time Æon soutient l’incroyable projet Oscillon initié par Dominique Buser et Cyrano Devanthey. Ces deux férus de belles horlogeries ont eu l’idée un peu folle de fabriquer une montre traditionnelle, mais cette fois avec des machines et outillages traditionnels et non numérisés. Ainsi on s’intéressera plus particulièrement aux rendus des différentes opérations telles que le fraisage, le polissage, le tournage des pignons, l’alésage des trous ou le soleillage. La restauration de ces vieilles machines n’a pas fini de nous livrer tous ses secrets. Certaines fonctionnalités et usages mystérieux ont dû être trouvés par tâtonnement et déduction.
Comme pour La Naissance d’une montre, le projet Oscillon se matérialisera par la réalisation d’un garde-temps d’exception. Celui-ci aura la particularité d’utiliser un ressort à force constante qui nécessite le recours à un différentiel. Bien que modélisé sur une CAO, chaque élément constitutif de la pièce sera usiné et finalisé à l’aide du parc de machines anciennes dûment restaurées.
La maison Urwerk, partenaire du projet, suit de près par cette initiative. Comme pour La Naissance d’une montre, Felix Baugmarter et Martin Frei d’Urwerk voient dans ce projet l’occasion de pérenniser les savoir-faire et gestes d’une horlogerie traditionnelle toujours bien vivante.
Le Facteur de Balafons
Étrange… Étrange, en effet, de rencontrer un artisan facteur d’instruments d’origine africaine dans une contrée telle que la Vallée de Joux, bien loin du fleuve Niger et du golfe de Guinée. Et pourtant, Claude Luisier en fabrique depuis 36 ans dans son petit village du Séchey, avec une dextérité reconnue et validée par les plus grands musiciens africains qui viennent régulièrement faire leur marché en terre combière.
Le balafon, bala ou balani
Le premier balafon serait né dans le Royaume de Sosso (XIIe siècle), entre la Guinée et le Mali. Ce balafon existe encore et est nommé Sosso Bala. C’est un instrument de percussion idiophone mélodique, une sorte de xylophone comportant généralement entre 16 et 27 notes produites par des lames de bois que l’on percute avec des baguettes et dont le son est amplifié par des calebasses disposées en dessous. Particulièrement présent dans la musique mandingue où son existence est attestée depuis le XIVe siècle, on retrouve des balafons dans de nombreuses régions d’Afrique, tous différents. Certains sont très sophistiqués, d’autres très simples ; on en trouve aussi de gigantesques.
Les prémices
Au début des années 70, un vinyle de musique malienne atterrit chez Claude Luisier, alors en formation de bûcheron. Le disque, enregistré dans un village de brousse, dévoile des polyphonies vocales accompagnées par des tambours. Une plage particulière l’intrigue : quel est cet instrument qui mélange rythme et mélodie dans une telle virtuosité ? Le bûcheron en devenir est envoûté. Quelques années plus tard, en 1982, il rencontre un musicien genevois ayant construit son propre balafon. Touché par l’intérêt manifeste de Claude, il lui propose de l’aider à fabriquer lui-même son instrument. Après une longue réflexion, Claude abandonne la tronçonneuse et la hache, mais reste fidèle au bois : il fabriquera des instruments magiques à l’aide de bois exotiques et précieux qui feront résonner la culture africaine sur les scènes du monde.
L’atelier
Allier les saveurs du rêve, de la passion et de la musique aux réalités des exigences de la patience et de la production est une affaire d’équilibriste. L’intransigeance face à son travail et le souci de perfectionnisme ne jouent pas toujours la partition de la productivité. La vie insufflée à un instrument de musique nécessite un soin très particulier et une disponibilité sans faille. Claude devient sculpteur de sons. Chaque note et chaque résonateur lui correspondant forment une unité acoustique dont la brillance ne relève pas du hasard. De par sa structure moléculaire, chacune d’entre elles a sa dynamique propre qu’il faut équilibrer avec toutes les autres.
La relation très étroite des fréquences entre résonateurs et lames est capitale : éventez-la de quelques modestes fractions de tons et voilà le travail déprécié. À certains moments, la perception auditive paraît si subjective que les repères s’estompent. Alors il vaut mieux s’arrêter, attendre, poser un instant son esprit dans d’autres paysages. Le véritable rôle du facteur de balafons se situe à toutes ces intersections sonores et dans leur mise en place.
Le balafon
Du débitage brut au braisage et façonnage des lames, de l’accordage au montage, de la fabrication des corps de résonance à la construction du châssis, des réglages des fréquences aux finitions les plus fines, la construction d’un balafon de concert de 21 lames demande plus de 200 heures de travail. Le bois des lames, en général du padouk, pau-rosa et wengé, est issu de lots dont le séchage à l’air libre a été poussé entre 12 et 25 ans. Ils subissent également l’épreuve du feu pour obtenir une cristallisation des résines. Les lames d’instrument, ou d’une paire de balafons, sont toujours débitées à partir d’une même planche, ou, à défaut, de la même bille de bois. C’est une des conditions pour l’obtention d’un équilibre de timbre et d’acoustique de très bonne qualité.
Photographies©Anne-Lise Vullioud et Claude Luisier
Mission WOSTEP
L’industrie horlogère produit chaque année plus de pièces à complications que d’horlogers aptes à les maintenir en état de marche. Répondre aux besoins de l’industrie suisse en formation horlogère à l’échelle mondiale, est la mission historique du Centre suisse de formation et perfectionnement horloger WOSTEP.
The Watches TV et les cadrans solaires Bodenmann
Quand votre humeur est la découverte de belles montres et d’actualités horlogères, nous ne saurons trop vous conseiller de suivre The WatchesTV et notamment les aventures de son fondateur Marc André Deschoux. Cet infatigable arpenteur des Vallées et des salons partage avec le monde entier des Who’s Who horlogers bien ficelés et des coups de cœur originaux.
The WatchesTV c’est donc un concept éditorial innovant dans le panorama de la presse horlogère. Il fédère aujourd’hui près de 65 000 abonnées Youtube, et revendique 500 000 vues par mois.
Dans cette vidéo, c’est accompagné de Philippe Dufour (voir notre article du BodenMag 2015), que Marc André Deschoux présente les deux modèles de cadrans solaires que nous avons conçus avec l’espace Horloger. Après de superbes vues de drone de la Vallée de Joux et une visite du Musée, nous retrouvons nos 2 acolytes pour une réflexion passionnante sur la mesure du temps et de son histoire autour de nos cadrans (voir notre article du BodenMag 2016).
La dimension pédagogique de The WatchesTV s’est encore une nouvelle fois illustrée dans ce montage efficace. La vidéo explique de manière simple comment utiliser un cadran solaire, quelle est sont les différences entre l’heure solaire, l’heure universelle et l’heure commune, le tout dans une convivialité toute combière.
Les 2 modèles de cadran solaire sont toujours disponibles à la boutique de l’Espace Horloger .
Pour les inconditionnels de Bodenmann, vous pourrez apercevoir notre menuiserie dès la 6e minute de la vidéo !
Le citronnier de Ceylan
Le Chloroxylon Swietenia ou le citronnier de Ceylan est également appelé Satinwood (bois de satin). Sa couleur jaune caractéristique en fait un bois très recherché par les ébénistes pour l’aménagement d’intérieurs, notamment en mobilier, marqueterie, coutellerie et ébénisterie fine.
Ceylan
Quand on évoque Ceylan, on pense inévitablement au thé, véritable trésor national
qui fait rayonner l’île dans le monde entier. L’ancien nom du Sri Lanka est une invitation au voyage, à la découverte ; celle d’une île aux parfums divers et aux couleurs éclatantes. L’Inde, sa grande sœur continentale, n’est qu’à une petite trentaine de kilomètres, séparée par le détroit de Palk.
Un bois authentique
Véritable Mecque pour les amateurs de thé, Ceylan reste aussi pour les ébénistes du monde entier une île unique grâce à son bois dit « le citronnier de Ceylan ». Ce bois jaune demeure le plus universellement apprécié des artisans à partir du XVIIIe siècle parmi tous les bois exotiques. Pendant plusieurs siècles, on boude le citronnier de Ceylan. C’est sous la Restauration qu’il fait son grand retour : il illumine les surfaces sombres en acajou, palissandre ou ébène des meubles signés. Au cours du XXe siècle, ce sont les ébénistes anglais qui lui donnent ses lettres de noblesse.
Une richesse à préserver
Quand on observe son aspect, on est immédiatement saisi par son éclat jaune moiré et rayonné. Ce bois dur avec son fil enchevêtré nous saisit par la finesse de son grain. C’est parce que son séchage est très lent qu’on le scie difficilement. Son usinage est fastidieux du fait de son double contre-fil et des nombreuses déviations de grain. Quand on le coupe, une brillance satinée se dégage de son grain intense, vertical et uni. Les zones d’accroissement clairement distinctes donnent une apparence rubanée irrégulière, très prisée par les professionnels.
Pour conclure, c’est un bois exotique précieux, relativement cher, dont l’exploitation est très réglementée. L’arbre Chloroxylon Swietenia mesure une vingtaine de mètres, on le trouve évidemment au Sri Lanka, mais aussi au centre et au sud de l’Inde. La menuiserie Bodenmann a eu la chance de refaire entièrement la réception et les boiseries d’une grande entreprise milanaise en Citronnier de Ceylan : quelques planches sèchent encore dans nos boxes et sont à la disposition de vos projets.









